Savoir poser un objectif, dans le travail, le sport ou sa vie personnelle

Pour réussir à atteindre nos objectifs, il est primordial de les poser d’une certaine façon.

Poser un objectif = l’énoncer avec les bons mots + la bonne manière.

Je trouve essentiel de clarifier cette notion de formulation d’objectif car toute la suite va en découler : mise en place des actions, respect des délais, constance dans la motivation et dans la confiance en soi, concentration dans le travail à réaliser…

Souvent mal posés les objectifs ne sont pas atteints et généralement de façon incompréhensible ! On se dit « mais pourtant je le voulais vraiment ! » Oui le vouloir est fondamental mais ce n’est pas suffisant !

Prendre le temps de poser un objectif assure sa réussite.

Alors comment faire ?

– Il doit répondre à 5 critères :

  1. Être affirmé de façon positive.
  2. Ne dépendre que de soi.
  3. Être contextualiser.
  4. Être évaluable.
  5. Être écologique.

– Et il doit valider 4 croyances :

  1. Est-ce que je le désire ?
  2. Est-ce que c’est possible ? Est-ce qu’il est atteignable ?
  3. Est-ce que j’en suis capable ?
  4. Est-ce que je le mérite ?

Je vous explique plus en détail ces 9 points essentiels :

Affirmer de façon positive

La phrase énonçant l’objectif doit être de style affirmatif. Pas de négation dans la formulation et utiliser une orientation « aller vers » plutôt qu’« éviter de ».

Exemple : « je ne veux pas être intimidé lorsque je parle en public » —> « je veux parler en public avec aisance ».

« Je veux arrêter de fumer » (éviter de) —> « je veux avoir une bonne santé » (aller vers).

Le choix des mots est important aussi, il faut qu’ils soient porteurs pour vous, qu’ils sous-entendent des critères et des valeurs motivantes (bonne santé = dynamisme, énergie, vitalité, capacité …/ aisance= détente, joie, facilité, naturel).

Les mots utilisés ont une représentation sensorielle personnelle unique. Si je parle de confiance, certains vont la ressentir comme une grande stabilité, d’autres auront l’image d’une montagne, l’odeur d’un parfum ou une expérience de vie plus complexe …

Donc tant qu’à faire, autant utiliser des mots qui ont un sens fort et influent positivement pour nous.

Ne dépendre que de soi

Vous devez être l’unique responsable de votre objectif ! Vous êtes le seul à détenir les clefs de votre réussite.

Prenons un exemple : « je veux être le meilleur à cette compétition » ou « je veux finir premier ». Cela dépend de votre performance mais aussi de celle des autres. Donc l’objectif reste aléatoire et non maitrisable. A la place une formulation comme : « Pour cette compétition, je veux être plus performant que la dernière fois (courir plus vite, marquer plus de buts, de points…) » ou « je veux obtenir le meilleur classement que je puisse avoir à cette épreuve ».

Il faut rechercher une comparaison moi /moi et non moi/autre(s). Cela permet aussi de travailler « l’après épreuve », de mettre en place nos axes de progressions et une réelle dynamique dans notre développement personnel.

Être contextualisé

L’objectif doit appartenir à un contexte précis : Où ? Quand ? Avec qui ? …

Plus il y a de détails dans la représentation sensorielle (je vois, j’entends, je sens qu’à ce moment spécifique…) plus le contexte est explicite : Il n’y a pas de doute, c’est à ce moment-là que j’atteindrai mon but. La question à se poser : « A quel moment je saurai que j’ai atteint mon objectif ? ».

Vous l’aurez compris, les généralisations n’ont pas leur place lorsqu’on formule un objectif.

Exemple d’une généralisation : « Je veux être plus fort » Où ? Quand ? Avec qui ? Quand tu fais quoi ? Plus fort que quoi ? Plus fort que qui ? …

Être évaluable

Nous devons pouvoir évaluer si nous nous rapprochons de notre objectif ou si nous nous en éloignons. Les différentes étapes doivent donc être définies et claires. Une grille ou échelle d’évaluation est nécessaire pour savoir où nous en sommes.

 

Être écologique

Atteindre notre objectif doit être bénéfique pour tout notre être, dans le respect et la bienveillance. Notre sphère psychique ou environnementale ou affective ne doit pas en subir des conséquences négatives. Les comportements qu’il va engendrer doivent eux aussi être avantageux pour nous. Il y a peut-être des inconvénients à atteindre l’objectif ? Quels sont-ils ? Prenez le temps de les explorer. Réussir à atteindre mon but doit me donner un bénéfice global.

Après avoir vérifié ces 5 critères, nous allons explorer les croyances liées à l’objectif. La série de question est simple et rapide. Cela permet d’expertiser le sens de cet objectif pour nous. Nous répondons sur une échelle d’évaluation de 1 à 5 (1= pas du tout / 5 = absolument).

Est-ce que je le désire ?

Cela parait simplet comme question, mais il est primordial de le confirmer !

Est-ce que c’est possible ? Est-ce qu’il est atteignable ?

L’objectif doit être réaliste et réalisable.

Est-ce que j’en suis capable ?

Sous-entendu est-ce que j’ai suffisamment confiance en moi pour réussir ? Et est-ce que j’en ai les capacités ?

Est-ce que je le mérite ?

Est-ce que c’est ma place ?

Sous-entendu est-ce que je suis légitime ?

Cette dernière série de questions permet de mettre à jour des croyances limitantes, des espaces de doutes ou d’anxiété en nous, de la démotivation, des contraintes et des obstacles internes, un manque de confiance ou de légitimité, une image de soi négative ou une estime de soi confuse.

La lumière sur ces croyances donne accès à plus de profondeur, plus de raison d’être de l’objectif. C’est déjà une très belle avancée de prendre conscience et de verbaliser ces blocages. Pour aller plus loin, Il est souvent nécessaire de les travailler en entretien de coaching ou avec des exercices de PNL.

Pour finir je vous propose de télécharger cette petite fiche récapitulative afin de vérifier si votre objectif est bien formulé.

 

Téléchargez maintenant l’outil PDF pour poser votre objectif


La pensée alliée audacieusement à un but ambitieux
devient une force créatrice.

James Allen

 

Petit rappel : un objectif qu’est-ce que c’est ? 

« But, résultat vers lequel tend l’action de quelqu’un, d’un groupe » (Larousse).

L’objectif, c’est un état désiré.

Et le boulot ? Ça va ?

Bof… J’en ai marre… J’ai fait le tour… Je ne m’y retrouve plus… J’ai passé l’âge…! J’ai plus envie… Ça ne m’apporte plus rien… Je ne suis plus fait pour ça… J’ai besoin d’autre chose…

Vous vous retrouvez peut-être dans l’une de ces situations, alors la suite peut vous intéresser !

Dans cet article, je vous propose quelques pistes de réflexions ainsi que les différentes étapes pour construire votre nouveau projet.

Le changement professionnel, voulu ou imposé, se pense, se réfléchit et se construit.

Pour le réussir, cela nécessite une succession d’étapes exigeantes.

Être épanoui dans son travail permet de développer ses capacités et ses compétences professionnelles. Mais cela va bien au-delà ! L’épanouissement nous apporte bien être, santé, équilibre psychique. Notre motivation et notre énergie sont sans cesse renouvelées. Nous ne sommes plus dans l’effort d’accomplir une tâche mais dans le plaisir !

Les étapes

1. Faire le point sur sa situation actuelle

Avant de savoir où aller, il faut savoir d’où nous partons !

– Est-ce que j’aime toujours mon travail ?

– Est-ce que tout cela me correspond encore ? Lieu de travail, environnement, type de travail, salaire, horaires, investissement physique, psychique, émotionnel, temps de repos, planning, collègues, temps de transport…

– Est-il épanouissant pour moi ou plutôt énergivore ?

– Est-ce que ce sont les conditions du métier que je veux faire évoluer (l’environnement dans lequel je travaille) ou le cœur même de mon métier (changer de métier) ?

2. Aujourd’hui, qu’est-ce que je veux professionnellement ?

Trouver sa voie

Fermer les yeux, prenez un peu de temps… Respirez tranquillement… Imaginez-vous dans le cadre de travail idéal pour vous, le plus agréable, le plus porteur, le plus propice à vous faire évoluer vers ce que vous souhaitez le plus… Celui qui vous correspond le plus …

Quel est-il ?

Où vous trouvez vous ?

Qu’est-ce que vous êtes en train de faire ? Avec qui ? Où ? Comment ?

Et comment vous vous sentez dans cet instant ?

Contextualisez ce moment dans les moindres détails, chacun d’eux compte.

Ecrivez-le pour ne rien oublier.

3. Un petit point sur les valeurs

Les valeurs moteurs (valeur morales), source d’énergie !

A quoi vous marchez ? Qu’est-ce qui vous met en énergie dans la vie ?

Ces valeurs-là doivent pouvoir s’exprimer dans votre vie, c’est une condition essentielle au bonheur. Et quand elles peuvent être nourries dans la profession c’est un gage de réussite professionnelle

(Vous pouvez faire l’outil valeur pour vous aider à bien les identifier)

Téléchargez maintenant l’outil PDF pour trouver vos valeurs 

Être en accord avec ses valeurs, les bénéfices :

Augmentation de la motivation,

Facilité d’action, fluidité,

Facilité de prise de décision,

Les objectifs de vie sont plus facilement atteints,

Moins de conflits internes,

Plus de logique dans les décisions,

L’accès au bonheur, à l’équilibre, aux meilleurs choix de vie.

Bref, vous partez au travail heureux et vous passez une journée professionnelle efficace et efficiente !

4. A partir de là, vous savez dans quelle direction orienter votre changement

Et des étapes plus ou moins longues vont se définir. Notez-les.

Quel est ou quels sont mes objectifs à court, moyen et long terme ?

Quelles actions je dois mettre en place ? Dans quel délai ?

De quoi j’ai besoin ?

Quels sont les obstacles ?

Quels sont mes atouts, mes équipiers, mes alliés ?

Quelles compétences j’ai déjà et quelles sont celles que je dois acquérir ?

Quels sont mes choix ? Les différentes possibilités ?

Quel est mon plan B ?

Ce travail demande du temps, de la disponibilité intellectuelle, de l’organisation ainsi que la prise en compte de notre ressenti.

Je reste à votre disposition si vous souhaitez échanger avec moi sur ce thème, n’hésitez pas à prendre contact !

Pour finir je vous laisse cette fable du casseur de pierres… A méditer !

La fable du casseur de pierres… ou du bâtisseur de cathédrale

« En se rendant à Chartres, Charles Péguy aperçoit sur le bord de la route un homme qui casse des cailloux à grands coups de maillet. Les gestes de l’homme sont empreints de rage, sa mine est sombre. Intrigué, Péguy s’arrête et demande :
– « Que faites-vous, Monsieur ? »
– « Vous voyez bien », lui répond l’homme, « je casse des pierres ». Malheureux, le pauvre homme ajoute d’un ton amer : « J’ai mal au dos, j’ai soif, j’ai faim. Mais je n’ai trouvé que ce travail pénible et stupide ».
Un peu plus loin sur le chemin, notre voyageur aperçoit un autre homme qui casse lui aussi des cailloux. Mais son attitude semble un peu différente. Son visage est plus serein, et ses gestes plus harmonieux.
– « Que faites-vous, Monsieur ?», questionne une nouvelle fois Péguy.
– « Je suis casseur de pierre. C’est un travail dur, vous savez, mais il me permet de nourrir ma femme et mes enfants. »
Reprenant son souffle, il esquisse un léger sourire et ajoute : « Et puis allons bon, je suis au grand air, il y a sans doute des situations pires que la mienne ».
Plus loin, notre homme, rencontre un troisième casseur de pierre. Son attitude est totalement différente. Il affiche un franc sourire et il abat sa masse, avec enthousiasme, sur le tas de pierre. Pareille ardeur est belle à voir !
« Que faites-vous ? » demande Peguy
« Moi, répond l’homme, je bâtis une cathédrale ! »

La fable des casseurs de pierres est attribuée à Charles Péguy.